Le sens des affaires s’enseigne-t-il ?
Lorsqu’on dit de quelqu’un qu’il a le « sens de l’écoute/ des responsabilités », cela veut souvent dire que c’est un trait de sa personnalité, qui lui est caractéristique, et ce depuis toujours. Dès lors, on pourrait penser que le sens des affaires ne s’enseigne pas puisque tout comme le sens de l’écoute, on l’a ou on ne l’a pas. Toutefois, dire que le sens des affaires est inné revient à nier l’enseignement qui est dispensé dans les écoles de commerce ou alors à le re-définir. En réalité, il s’agit là de se demander si le sens des affaires est inné ou acquis.
Evidemment, à douze ans, dans les souks de Marrakech, il y a les enfants qui se débrouillent, marchandent, font baisser les prix, et sont doués pour cela, et puis il y a le frère ou le cousin que cela embête ou qui ne sait pas s’y prendre, que cela gêne, et qui sort ses pièces pour payer le prix indiqué. De cette situation, on pourrait dire que le sens des affaires est inné, qu’il ne s’enseigne pas. En effet, il y a des gens qui prennent et prendront plaisir toute leur vie à négocier, tandis que pour d’autres, c’est une hantise.
Toutefois, si quelqu’un souhaite apprendre à développer ce sens des affaires, cela reste possible. Ainsi, en écoles de commerce, ce sont bien les outils d’aide au développement de ce dernier qui nous sont enseignés. Ainsi, le cours de « comportement vendeur » enseigné en première année d’école de commerce à l’ESC Grenoble inculque certain nombre de techniques. Lorsque par exemple on cherche à vendre un objet à un acheteur potentiel, il est conseillé de parler de l’objet comme s’il était déjà sien, d’évoquer l’installation au domicile, l’utilisation etc… Cela favorise la vente. Si certains conseils sont mis en œuvre, il y a donc bien possibilité de progresser et d’être un meilleur négociateur. Dès lors, si le sens des affaires à proprement parler ne s’enseigne pas, les outils permettant de le développer, eux, s’enseignent, et ce particulièrement bien en écoles de commerce !
Concours AST EM Lyon 2010 : l’éclairage des statistiques du concours 2009

Les statistiques du concours AST EM Lyon 2009 sont riches d’enseignements :
12,5%
C’est le taux de sélectivité du concours EM Lyon. Autrement dit, sur 1056 candidats, seuls 133 ont été reçus.
47,5%
C’est le pourcentage de candidats déclarés admissibles, soit près d’un candidat sur deux. Ce pourcentage est symptomatique de l’importance accordée à la difficile épreuve d’entretien (coefficient 9 sur un total de 20 - écrits & oraux), cette épreuve permettant clairement aux jurys d’identifier les bonnes candidatures, celles qui ont mûrement réfléchi à leur projet de formation et surtout à leur projet de vie professionnelle.
Les L3 en force.
La grande majorité des candidats étaient en effet en L3 (677 candidats sur 1056, soit 64%). Les M1 représentaient, eux, à peine plus d’un quart des candidats (25,5% - 271 sur 1056 candidats), tandis que les M2 étaient très sous-représentés avec 3,7% des candidatures (39 pour 1056 candidats).
Admissible VS Admis
Si les M2 remportent la palme du meilleur taux d’admissibilité (67% d’entre eux étaient en effet admissibles), suivis par les M1 (51%) et les L3 (45%), la transformation finale (candidat => admis) est largement remportée par les L3 qui représentent 62% des admis, suivis des M2 (15,4%) et des M1 (13,6%).
La sous-représentation des M1 admis peut s’expliquer par le fait qu’ils sont souvent ceux qui libèrent le plus de places dans les listes d’attente. Ils sont en effet pour beaucoup d’entre eux également candidats et admis à HEC & ESCP Europe, à l’ESSEC (qui n’ouvre son concours qu’aux BAC+4 et plus) ou dans des M2 prestigieux.
Ile de France / Rhône-Alpes
Si l’Ile de France est fortement représentée sur le campus avec 50 intégrés (soit 38% des intégrés), la région Rhône-Alpes n’est pas non plus en reste avec 25 candidats intégrés… l’Ecole démontrant ainsi sa capacité à être un acteur incontournable de sa région.
Des grandes écoles pour tous, mais sans quota !
Nicolas Sarkozy refuse de contraindre les grandes écoles à recruter un quota minimal d’étudiants boursiers lors de leurs concours d’entrée.
” La solution n’est évidemment pas l’instauration autoritaire de quotas de boursiers à l’entrée de chaque institution “, devait déclarer, lundi 11 janvier en fin de matinée, le chef de l’Etat venu sur le plateau de Saclay (Essonne) sur le campus de l’Ecole supérieure d’électricité (Supélec), présenter ses voeux au monde de l’éducation et de la recherche. ” Je n’accepterai jamais un système où certains candidats seraient reçus à un concours pour la seule raison qu’ils sont boursiers - au détriment d’autres candidats plus méritants et plus travailleurs “, devait-il préciser selon le texte écrit de son discours.
Pierre Tapie, président de la conférence des grandes écoles (CGE), avait contesté, fin décembre, l’idée d’instaurer de tels quotas, invoquant le risque de baisse de niveau. Sa position avait suscité une vive polémique.
M. Sarkozy persiste dans son ambition : avoir 30 % d’élèves boursiers ” dans chaque grande école “. Cette précision revient à exiger une diversification, y compris dans les écoles les plus élitistes qui comptent entre 10 % et 15 % d’étudiants boursiers. Pour ” élargir la base sociale “ de leur recrutement et ” les ouvrir à de nouvelles formes de talents “, il propose que l’on ” diversifie les modes d’accès aux grandes écoles “. Il veut ” augmenter considérablement le nombre de places pour les bacheliers technologiques dans les écoles d’ingénieurs, dans le cadre d’un concours spécifique. Il faut également développer de façon significative les admissions parallèles - destinées aux étudiants non issus des classes préparatoires “. Admissions parallèles et concours spécifiques existent.
La manoeuvre du président évite d’attribuer un bonus à certains élèves en raison uniquement de leur origine sociale. ” Tout doit être mis en oeuvre pour faire comprendre à tous les jeunes que les grandes écoles, ce n’est pas réservé à quelques initiés, à quelques enfants de la grande bourgeoisie. Les grandes écoles, c’est pour tout le monde : pourvu que l’on travaille, pourvu que l’on ait du talent ! “, devait poursuivre M. Sarkozy, avant d’ajouter : ” Un pays qui recrute ses élites dans 10 % de sa population, c’est un pays qui se prive de 90 % de son intelligence. “ Selon lui, l’” idéal d’ascension sociale “ de la ” méritocratie républicaine ” a des rouages ” grippés “.
M. Sarkozy prévoyait de rendre hommage à des grandes écoles qui ont été ” pionnières ” dans la diversification de leur recrutement, comme Science Po Paris ou l’Essec. L’allusion à l’école de commerce de Cergy-Pontoise vise à calmer la polémique : si son directeur général, Pierre Tapie, est l’homme par qui la controverse est arrivée, c’est aussi lui qui, dans son école, a lancé la campagne pour diversifier le recrutement des classes préparatoires (” une prépa, une grande école, pourquoi pas moi ? “). Le patron de Sciences Po, Richard Descoings, qui a mis en place un autre modèle de diversification sociale l’a vivement critiqué (Le Monde du 5 janvier).
Le chef de l’Etat comptait aussi s’exprimer sur la mort du jeune Hakim poignardé à mort, vendredi, dans un lycée du Val-de-Marne. ” S’il y a bien un lieu qui doit être protégé de toute forme de violence, un lieu qu’entre tous il faut sanctuariser, c’est l’école “, prévoyait-il de dire.
Article extrait du Monde du 11/01/2010
Stage AURLOM pour la préparation des concours EM LYON EDHEC AUDENCIA.
Chers lecteurs,
Vous avez été nombreux à vous inscrire à la préparation EM LYON EDHEC AUDENCIA… signe s’il en est que les Ecoles de commerce attirent de plus en plus de candidats motivés et ambitieux.
Nous vous informons que la session de préparation AURLOM sur deux week-ends (12/13/14 février + 19/20/21 février 2010) aux concours EM LYON EDHEC et AUDENCIA est désormais complète.
Il reste toutefois encore quelques places pour les deux sessions de préparation suivantes :
> deux week-ends des 19/20/21 février + 26/27/28 février 2010.
> deux week-ends des 5/6/7 mars + 12/13/14 mars 2010.
Pour plus d’infos, contactez notre secrétariat au 01 46 39 25 55
Brochure stage AURLOM EM LYON EDHEC AUDENCIA
Ce que les business schools américaines ont à nous apprendre.

Campus de Stanford
En 2004, peut-être vous en souvenez-vous, sortait un livre qui allait beaucoup faire parler de lui : « Tu seras patron, mon fils », co-écrit par MM. O. Basso, P. Dornier, P. Mounier. Critique acerbe du système des écoles de commerce françaises, il l’opposait au succès des Business Schools américaines et dressait le constat de leur supériorité évidente : à en croire l’ouvrage, la France était définitivement dépassée dans la course à l’enseignement supérieur du commerce. Ce point de vue critique aurait suffi à lui seul à susciter une polémique, mais un second élément est venu renforcer son impact : les trois auteurs de ce livre étaient alors professeurs dans des écoles de commerce françaises – et pas n’importe lesquelles : HEC, l’ESSEC, et l’ESCP.
Cinq ans plus tard, un vent nouveau souffle dans l’opinion médiatique. A titre de preuve récente, je me bornerai à citer un article intitulé « Harvard : le blues de la Business School », rédigé par Sylvain Cipel et paru dans le Monde 2 du 3 juillet 2009 : son auteur, sans aller jusqu’à avancer l’obsolescence du modèle américain, en dresse une critique acerbe – rappelant notamment que la doctrine de la Harvard Business School en matière de finances (foi dans le marché, dématérialisation, limitation des contrôles, etc.) s’est vue lourdement critiquée et est aujourd’hui considérée comme l’une des causes de la crise. Il en conclut que le modèle américain des Business Schools traverse une crise qui doit l’amener vers une profonde remise en question.
Faut-il en conclure qu’en cinq ans, tout a basculé ? Bien évidemment, non. Même si les écoles de commerce française ont beaucoup évolué (ouverture croissante sur l’international, accentuation des relations avec les entreprises, promotion de la vie étudiante, etc.), les Business Schools américaines ont toujours beaucoup à nous apprendre. Si la crise doit susciter des changements et des remises en questions, elle ne doit pas pour autant amener à rejeter en bloc des institutions qui ont fait leurs preuves. A mon sens, les principaux enseignements que nous (c’est-à-dire, le système de l’enseignement supérieur du commerce en France) devons retenir des Business Schools américaines sont les trois suivants :
Miser sur les professeurs : si le personnel enseignant des écoles de commerce françaises est souvent de grande qualité, nombre des Business Schools américaines les plus prestigieuses peuvent se targuer de compter parmi leurs professeurs des prix nobels, des références mondiales, ou des penseurs de pointe. Lorsque la Harvard Business School, pour ne citer qu’elle, peut s’offrir le luxe de faire enseigner le marketing par Porter, il est incontestable que cela créée une plus value, difficile à combler de notre côté de l’Atlantique. Soulignons cependant sur ce plan les initiatives louables de l’Essec, qui a su mobiliser des professeurs reconnus et souvent récompensés par des prix (français ou internationaux), tels qu’Annick Bourguignon, Jérôme Barthélémy, ou que Joël Le Bon.
Accentuer la solidarité entre les anciens : là où le passage par une école de commerce en France peut générer une certaine sympathie et une dynamique de réseau relativement modérée, les étudiants américains ont tendance à considérer leurs « colleges » comme de véritables figures tutélaires, dont ils se sentent redevables et qu’ils n’hésitent pas à promouvoir et/ou à aider tout au long de leurs vies. Cela se traduit notamment par des donations conséquentes, par l’aide aux jeunes diplômés, et le cas échéant, par des contributions intellectuelles. A cet égard, il convient de signaler qu’HEC est très en avance sur ses concurrentes françaises, puisque les donations d’anciens élèves (souvent sollicités par la Fondation HEC) sont relativement fréquentes et parfois très considérables : ainsi, en 2007, l’école a reçu un don d’un ancien élève s’élevant à hauteur de 4 millions d’euros – après avoir reçu en 2003 un don, déjà considérable, d’un million d’euros de la part de Philippe Foriel-Destezet, fondateur d’Adecco.
Savoir prendre des risques sur le plan théorique : les Business Schools américaines n’ont pas dévié d’un iota leur doctrine en matière de finance et d’audit, même après des scandales tels que ceux de Barings, d’Enron, de Vivendi ou de Worldcom – qui, sans nécessairement révéler des tendances lourdes, montraient au moins de façon évidente des dysfonctionnements du système. L’avantage comparatif des écoles françaises sur ce plan réside peut-être dans leur marge de manœuvre : ancrées dans un contexte moins dogmatique, elles pourraient tout à fait se permettre de pousser la réflexion sur les alternatives, les modifications, ou les ajustements nécessaires aux théories financières contemporaines au lieu de se borner à les reprendre. Ce faisant, elles pourraient se distinguer de leurs concurrentes américaines, se forger une réelle expertise, et asseoir leur réputation sur le plan international (à condition, bien entendu, que cette réflexion soit constructive). Sur ce plan, de nombreuses écoles commencent à se démarquer, au nombre desquelles figure l’ESCP (qui propose notamment des cours de responsabilité sociale des entreprises, de « grands enjeux du développement durable », de « développement et coopération nord-sud », ou d’ « économie et culture », visant à sensibiliser les étudiants aux problématiques sociétales dépassant le strict cadre de la sphère économique).
Ces trois axes sont déjà pris en compte par les dirigeants actuels des plus grandes écoles de commerce françaises, à des degrés assez divers, aussi y a-t-il fort à parier que les décennies à venir vont être le cadre de changements d’envergure au sein de leurs enceintes.
Liens vers quelques business schools américaines :
Harvard : www.hbs.edu/ ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Harvard_Business_School
Yale : www.mba.yale.edu/ ; http://en.wikipedia.org/wiki/Yale_school_of_management
Stanford : www.gsb.stanford.edu/ ; http://tinyurl.com/l4n3dh
Columbia : http://www4.gsb.columbia.edu/ ; http://tinyurl.com/2g98sb
Cornell : http://www.johnson.cornell.edu/ ; http://tinyurl.com/o94g2
Dartmouth : http://www.tuck.dartmouth.edu/ ; http://tinyurl.com/mt6zdh
Pennsylvania : http://www.wharton.upenn.edu/ ; http://tinyurl.com/2tuz9s
Kellogg : http://www.kellogg.northwestern.edu/ ; http://tinyurl.com/n8akcw
Les Ecoles de commerce : mythes et réalités {5}

« Aujourd’hui, il n’y a qu’en sortant d’une école de commerce qu’on peut vraiment gagner de l’argent ».
Ma réponse : FAUX.
Vous l’aurez compris : même si les écoles de commerce permettent généralement à leurs anciens élèves d’accéder à des niveaux de rémunération plus que confortables, elles sont loin d’être les seules dans ce domaine. Ainsi, les benchmarks du site « l’expansion » vous permettront de constater (http://www.lexpansion.com/carriere/classement/jeune_dip.asp?idc=124718) que les différentiels de salaires à trois ans entre les lauréats des écoles de commerce et des écoles d’ingénieur, à classements équivalents, sont quasiment nuls.
S’il est vrai que les salaires à l’embauche et/ou à trois ans après l’embauche des anciens élèves de ces écoles sont parmi les plus élevés de France, cela ne signifie pas pour autant que les salaires des autres étudiants sont négligeables ou insuffisants : les filières universitaires de haut niveau débouchent sans difficultés sur des salaires à trois ans allant de 36K€ à plus de 45K€ par an, ce qui est plus que suffisant pour mener une vie très confortable.
En conclusion, donc, rappelez-vous que si la motivation pécuniaire peut, et c’est normal, constituer une partie de votre motivation à intégrer une école de commerce, elle ne doit pas être la seule. Vous avez la chance d’être à un âge où vous n’avez devant vous que des perspectives et des opportunités : sachez saisir celles qui vous passionnent, plutôt que de vous conformer à des modèles qui ne sont pas les vôtres !
GMAT & TAGE MAGE : points communs et divergences.
On nous demande souvent à Aurlom s’il existe des synergies possibles entre le TAGE-MAGE et le GMAT ?
Bien qu’étant des tests fondamentalement différents (ne serait-ce qu’au niveau de la langue : l’un est en français, l’autre en anglais), le TAGE MAGE et le GMAT présentent quelques similitudes intéressantes. Ces similitudes permettre selon moi au candidat francophone qui doit passer les deux tests d’optimiser sa préparation avec succès. Afin de vous guider, je vais dresser dans sur quelques lignes un parallèle entre les deux épreuves et dégager une à une les synergies qui peuvent émerger du fait de leurs ressemblances.
TAGE MAGE | Sous-épreuve 1 : Compréhension de textes.
Si vous retrouverez effectivement une épreuve de compréhension de textes au GMAT, on se doutera bien que vous devrez apporter un soin particulier à sa préparation puisque celle-ci implique que vous soyez parfaitement à l’aise avec un texte de langue anglaise (là où l’épreuve se fait en langue française pour le TAGE MAGE).
On peut en revanche appliquer sans problèmes aux deux épreuves les mêmes techniques d’approche des textes (lecture des questions avant la lecture du texte, repérage des idées clés, repérage des hypothèses et des conclusions, mini résumés des paragraphes etc.)
TAGE MAGE | Sous-épreuve 2 : Calcul et Sous-épreuve 4 : Conditions minimales
Bonne nouvelle : le TAGE MAGE et le GMAT présentent ici de grandes similitudes puisque la section “QUANTITATIVE” du GMAT est précisément composée de QCM de calcul ET de conditions minimales.
Ainsi, si vous préparez efficacement les QCM de calcul et de conditions minimales du TAGE MAGE, vous aurez de grandes chances d’appréhender sereinement les QCM du GMAT (à condition, bien sûr, que vous n’éprouviez pas de difficultés majeures à comprendre les questions qui vous seront posées en anglais)
ATTENTION CEPENDANT ! S’il est vrai que le programme est le même pour le GMAT et le TAGE MAGE, je tiens à préciser que certaines notions mathématiques ne se retrouvent pratiquement qu’au GMAT. Il s’agit notamment de questions algébriques (factorisations, développements…), de questions de ratios et de proportions, de questions de séquences et de progressions (arithmétiques et géométriques) ainsi que de questions de géométrie (toutes les formules du collège portant sur les angles, les figures géométriques de base etc.)
En gros, pas de quoi s’inquiéter et autant se dire que tout ce vous travaillerez en Calcul/Mathématiques/Conditions minimales pour le TAGE MAGE vous servira pour le GMAT et vice versa.
TAGE MAGE | Sous-épreuve 3 : Raisonnement & Argumentation
Là encore, vous trouverez de belles similitudes : en effet, le TAGE MAGE comme le GMAT demandent au candidat de raisonner autour de textes courts exposant une situation ou un problème. Ces QCM convoquent alors des raisonnements analytiques de base (raisonnement inductif, déductif etc.)
ATTENTION CEPENDANT! L’épreuve de Raisonnement & Argumentation du TAGE MAGE comporte certaines questions qui ne sont jamais abordées dans le GMAT à savoir toutes les questions de raisonnement logique (de type “jeux logiques” par exemple).
TAGE MAGE | Sous-épreuve 5 : Expression
Inutile de préciser ici que le TAGE MAGE n’a absolument rien à voir avec le GMAT en ce qui concerne les questions d’expression (reformulations de phrases, vocabulaire, phrases à compléter, grammaire) pour la bonne et simple raison que d’un côté tout se passe en français, tandis que de l’autre, tout est en anglais !
TAGE MAGE | Sous-épreuve 6 : Logique
Cette épreuve est exclusive au TAGE MAGE. On ne retrouve en effet ni QCM de séries doubles de chiffres / lettres ni QCM de séries graphiques dans le GMAT.
Conclusions – RAPPELS EN BREF :
1. Les synergies sur lesquelles vous pourrez vous appuyer pour optimiser votre préparation concernent principalement le CALCUL/MATHEMATIQUES, les CONDITIONS MINIMALES et le RAISONNEMENT.
2. Les épreuves verbales - COMPREHENSION & EXPRESSION - sont trop dépendantes des contraintes linguistiques (français contre anglais) pour que l’on puisse réellement trouver quelque synergie que ce soit dans la formulation des deux épreuves.
3. L’épreuve de Logique (séries doubles et séries graphiques) ne concerne que le TAGE MAGE ; elle ne vous servira à rien pour le GMAT.
Lisez-vous la presse ?

Voici une question que l’on a tendance à poser assez régulièrement aux épreuves orales d’entretien des concours.
Ici, le candidat ne saurait tomber dans le piège d’une réponse affirmative à brûle pourpoint. Il est évident que cette question ouvre un terrain extrêmement fertile pour le jury qui ne manquera pas de consacrer le reste de l’entretien à des questions sur l’actualité ou, pire encore, sur les différents rédacteurs de tel journal qu’il affectionne tout particulièrement. Je ne conseille donc surtout pas au candidat d’adopter une réponse du type ‘oui bien sûr’ car il le regretterait d’emblée.
Même s’il a passé la majeure partie de son temps précédant les oraux à éplucher la presse, il convient de répondre à cette question avec recul.
Il est plus sûr de choisir une réponse nuancée en soulignant d’abord l’importance de la presse et sa place dans la préparation du concours puis en expliquant que le temps en prépa (ou de façon générale avant la préparation d’un concours) est extrêmement limité et que le candidat n’a pas pu consacrer autant de temps qu’il aurait voulu à la lecture de la presse, occupé qu’il était à construire des emplois du temps stratégiques en fonction des coefficients de l’écrit puis de l’oral. Il peut éventuellement dire qu’il avait par conséquent choisi de s’abonner à un hebdomadaire (la formule quotidienne étant trop fastidieuse) du style The Economist qui lui permettait à la fois de se tenir à jour en matière d’actualité et d’exercer son anglais, faisant donc un choix stratégique et économisant du temps.
Le candidat ne doit cependant pas négliger d’insister sur le goût prononcé qu’il a pour la presse et qu’il compte s’y remettre avec plus d’intensité dès l’année prochaine.
Je conseille à tout candidat de devancer le jury et de mentionner d’emblée un journal ou une revue dont il maîtrise le contenu des derniers mois et la composition de la rédaction afin d’éviter toute question précise sur un terrain inconnu (tout est admis… ou presque ! De Capital au Point en passant par Courrier International ou l’Equipe… tout est bon à dire tant que l’on a quelque chose d’intéressant à dire !)
Quant aux stagiaires Aurlom, n’oubliez pas d’éplucher comme il se doit les dossiers et articles compilés dans vos revues de presse mensuelles… car nous ne manquerons pas de vous challenger sur l’actualité dans le cadre de vos simulations aux entretiens de personnalité.
Qu’est-ce qu’une école de commerce ?
Chers lectrices, chers lecteurs -
Permettez-moi de vous souhaiter à toutes et à tous une douce et heureuse année ! Que cette année vous apporte son lot de joies de succès et de réussite dans tous les domaines !!
Pour cette nouvelle année, je vais tenter de répondre à une question somme toute assez simple : “Qu’est-ce au fond, une Ecole de commerce ?”

J’ai remarqué que certains candidats qui préparaient leur concours avec AURLOM ignoraient ce qu’était précisément une Ecole de commerce, c’est pourquoi je vais essayer de remédier à cela.
J’attends bien entendu vos remarques et commentaires pour faire avancer le débat.
J’ai donc souhaité ici faire le point sur l’origine des Ecoles de commerce françaises et le rôle qu’elles sont amenées à jouer aujourd’hui.
Depuis la création de la première école de commerce française, en 1820 (une certaine « Ecole Supérieure de Commerce de Paris ») et l’engouement qu’elle a progressivement suscité, les études dites « commerciales » ont été amenées à représenter l’un des principaux pans de l’enseignement supérieur français. Il ne faut pas s’en étonner, au vu de l’importance croissante de la sphère économique et de son rôle-clé au sein du système capitaliste, mais il convient en revanche de s’interroger sur le rôle que jouent aujourd’hui ces écoles : est-il le même qu’au XIXème siècle ? S’il a changé, en quoi ? Et pour quelles raisons ?
Vous l’aurez deviné, la réponse à la première de ces questions est négative : les écoles de commerce sont radicalement différentes aujourd’hui de ce qu’était l’ESCP (http://www.escpeurope.eu/) au moment de sa création. Destinée à l’origine à former des étudiants âgés de quinze ans au minimum aux métiers du monde du commerce (banquiers, administrateurs, négociants, employés d’établissements commerciaux, etc.), elle était à l’image d’un monde où l’idée du commerce était loin d’être aussi corrélée qu’aujourd’hui à celles de la technicité et de l’excellence. A vrai dire, cette initiative était même novatrice, dans la mesure où il n’existait jusque là que peu de formations visant à préparer leurs étudiants à des métiers aussi divers – et ce faisant, à assurer un minimum de polyvalence pour leurs diplômés.
Or, aujourd’hui, s’il est un mot qui réside au cœur des argumentaires des écoles de commerce, c’est bien celui de la polyvalence : les diplômés doivent être dotés, bien sûr, d’une réelle compétence dans les matières principales du monde des affaires (finance, marketing, comptabilité, stratégie, ressources humaines, etc.) , mais ils doivent surtout être capables de transcender les clivages qui existent, en entreprise, entre ces différentes branches afin de pouvoir exercer de façon optimale des fonctions de management. C’est là, peut-être, que réside la principale évolution des écoles de commerce, au point d’ailleurs que la plupart d’entre elles se qualifient aujourd’hui « d’écoles de management » - plutôt que d’écoles de commerce.
« Pourquoi cette focalisation sur la figure du manager ? », pourrait-on se demander.
La réponse à cette question est simple : au fur et à mesure du développement de l’enseignement universitaire, la compétence, voire l’expertise dans un domaine précis de la sphère économique est devenue de plus en plus accessible aux étudiants. De nombreuses formations universitaires et/ou spécialisées (BTS, DUT, etc.) sont aujourd’hui à même de former des étudiants à l’excellence dans la maîtrise d’instruments comptables, financiers, statistiques, etc. Dès lors, l’excellence ne réside plus dans la seule compétence, mais dans la pluralité des approches : ce qui fait le bon manager, c’est sa capacité à comprendre les enjeux afférents aux services qui interagissent avec le sien, à avoir une vue globale de la stratégie de l’entreprise, et à être capable de l’analyser afin de mettre son service en adéquation avec elle. C’est dans cette optique que les écoles de commerce se sont progressivement axées sur le management : il s’agit, encore aujourd’hui, d’une forme d’enseignement sur lequel elles disposent d’une réelle plus-value.
Par ailleurs, le second grand axe d’évolution des écoles de commerce réside dans leur internationalisation : dans un monde de plus en plus ouvert et aux frontières de moins en moins tangibles, alors que les flux (d’information, de capitaux, de biens, de personnes…) circulent à vitesse accélérée, un manager ne peut plus avoir un horizon limité au seul cadre national. Dès lors, l’ouverture sur l’international des écoles de commerce, la place qui est réservée dans leurs cursus aux échanges et aux stages à l’étranger, et la place qu’elles dédient à l’enseignement des langues font d’elles des structures uniques en leur genre, héritières directes des premières écoles de commerce, mais adaptées aux enjeux du monde du XXIème siècle.
Mon avis sur les soirées étudiantes en école de commerce.

S’il est un cliché répandu sur les écoles de commerce, c’est celui de la fréquence de leurs soirées étudiantes, censées être au cœur de la vie de l’école. Il y a du vrai là-dedans, bien entendu, mais c’est un point sur lequel je suis enclin à prendre du recul. En effet, les soirées qui sont véritablement incontournables et auxquelles il serait dommage de ne pas assister au moins une fois sont relativement rares (Galas, nuit de l’ESSEC, soirée des 3Pas, etc.). Dans l’ensemble, les BDE des écoles de commerce organisent ou co-organisent des soirées plusieurs fois par mois, et si elles sont le plus souvent des fêtes très réussies, il ne faut pas pour autant les élever sur un piédestal : leur fréquence les banalise et les ramène au rang d’incidents dans le quotidien des étudiants.
Cependant, ce n’est pas pour leur côté festif que ces soirées sont souvent évoquées dans les médias et les forums, mais pour le principal reproche qui leur est fait : il leur est souvent reproché de constituer des incitations au binge-drinking et, de ce fait, de représenter un véritable problème pour la santé des étudiants. On cite à titre d’exemples les drames peu nombreux, mais très marquants, qu’ont constitué les décès de certains étudiants suite à des comas éthyliques survenus dans des soirées « d’école ».
Il me semble cependant un peu réducteur de montrer du doigt les soirées étudiantes en les accusant d’être un grave problème de santé publique : d’une part, les problèmes liés à un abus d’alcool mettant la santé des individus en danger sont (heureusement) très rares. D’autre part, le reproche de l’incitation au binge-drinking qui était adressé aux organisateurs des soirées tenait principalement aux prix des boissons (souvent nul, puisque la plupart de ces soirées étaient « open-bar ») est en passe de devenir obsolète : que l’on soit pour ou contre, le projet de loi Bachelot rend les politiques d’open bar illégales, et chacun devra donc payer pour ses boissons.
En définitive, donc, mon avis sur les soirées étudiantes est plutôt positif : elles sont un bon moyen de se détendre et de profiter, avec ses amis, des dernières années d’études avant le début de la vie professionnelle. Attention cependant à savoir lever le pied en période d’examens : un échec pour cause de nuit blanche ou de soirée trop arrosée est très vite arrivé…
http://www.esseclive.com/partage/articles/pao-bang/les%203%20parrains%20esseclive.png : les « 3 pas ».
http://cindysander.m6blog.fr/media/02/01/10ebe6b50fb668bfcbb1e6f8b04cafa1.jpg : boom HEC.

ESC Toulouse : “former les pilotes du changement”.
Aujourd’hui, j’ai décidé de m’amuser avec vous à décortiquer et analyser un slogan que je trouve très efficace ; celui de l’ESC Toulouse :
« Former les pilotes du changement ».
Joli slogan, non ?
Avant de nous attaquer au sens des mots, attardons-nous un instant sur la formulation de la phrase : un verbe à l’infinitif, pas de sujet, et un complément d’objet. Lorsque cela s’applique à l’école (puisque c’est l’ESC Toulouse qui va « former les pilotes du changement »), on est dans le registre de la mission, de la charge, du devoir : il y a de la solennité, dans cette approche. Indirectement, cela revient à insister sur le sérieux de la promesse.
Et parlons-en, justement, de la promesse de l’école : le choix des mots n’est pas anodin. « Former », ce n’est ni « éduquer », ni « instruire », cela fait référence à l’idée de façonner, de donner forme, de structurer, de composer. Le « pilote » est moins le chef que celui qui guide, qui emmène, qui entraine derrière lui ; et le « changement » fait référence à l’idée de transformation tangible, plus qu’à celle d’une évolution lente et patiente.
Il ressort donc de ces choix que la mission que se donne l’ESC Toulouse est celle d’une structuration, d’un réarrangement, d’un façonnement de ses élèves, à qui elle apporte non seulement des savoirs, mais aussi une force : celle d’être capable de guider, de piloter leur environnement même sur les eaux les plus houleuses afin de l’amener vers des horizons nouveaux et de le changer – pour le meilleur, bien entendu. En somme, elle vise à produire tout à la fois des chefs et des visionnaires, qui seront le ferment de la croissance de demain.

Mon avis sur les cramming schools.

On compare souvent (à tort) les institutions d’enseignement parascolaire françaises aux « cramming schools » du Japon, de Corée, ou même des Etats-Unis et d’Angleterre. C’est compréhensible, car il s’agit d’entités qui marquent les esprits : peu présentes en occident, ces écoles qui tirent leur nom du verbe argotique anglais « to cram » (travailler dur, bûcher) sont en revanche très répandues en Asie. Des jukus japonaises aux hagwons coréennes, en passant par leurs équivalents chinois, taïwanais, indiens, et j’en passe, toutes insistent sur deux aspects fondamentaux qui font leur spécificité : l’intensité et la densité, c’est-à-dire, des sessions souvent longues mais très chargées en termes de programmes. Les lycéens coréens qui prennent des cours dans des hagwon y vont tous les soirs après leur journée à l’école, pour des durées qui peuvent aller jusqu’à quatre heures. Des sessions intensives sont régulièrement prévues le weekend et dépassent fréquemment les dix heures dans la journée.
Dès lors, j’ai du mal à accepter la comparaison entre ce modèle et celui, plus humain, que proposent des prépas comme Aurlom. Là où les cram schools sont nécessaires à des élèves évoluant dans un environnement ultra-compétitif où l’apprentissage par cœur tient une place bien plus considérable qu’en France et où la compétition pour accéder à l’université est des plus redoutables, elles souffrent de lourds défauts que n’ont pas (et heureusement) leurs équivalents français :
Axées sur la mémorisation, elles ne travaillent aucunement sur l’esprit critique de leurs étudiants, incitant à l’apprentissage et à la récitation sans prise de recul par rapport à la matière.
Du fait du poids des emplois du temps, elles représentent un facteur considérable d’épuisement pour des élèves qui, entre les formations « parascolaires » et l’école proprement dite, n’ont plus vraiment de temps à consacrer à des activités sortant du cadre de leurs études.
Il s’agit donc d’un système dont je reconnais l’utilité, mais que je désapprouve fortement : à mon sens, lorsque de telles structures deviennent nécessaires, il est du devoir des Etats de savoir proposer un système scolaire plus adapté aux étudiants de façon à améliorer les conditions d’apprentissage et à diminuer le taux de dépression parmi les élèves de lycée.
Les Ecoles de commerce : mythes et réalités {4}
« Il n’y a aucune place pour l’humanitaire ou pour le social dans une école de commerce ».
Ma réponse : FAUX.
Les écoles de commerce ne sont pas des machines à fabriquer ces requins insensibles qu’on voit souvent dans les séries télé. Dans la réalité, on peut s’intéresser à l’économie, à la finance, ET à l’humanitaire, sans que l’un de ces centres d’intérêt ne prenne le pas sur les autres. Si vous êtes sceptiques, allez donc lire l’histoire de Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006… pour avoir fondé le premier établissement bancaire de microcrédit au monde !
Aujourd’hui, les écoles de commerce savent s’inspirer de ce modèle et inciter leurs étudiants à garder en vue les problématiques sociales et environnementales. Ainsi, par exemple, HEC et l’ESCP ont créé respectivement une majeure et une spécialisation en « Alternative Management », tandis que l’Essec s’est dotée d’une chaire « Entrepreneuriat social ». Mais cette tendance ne se limite pas aux trois grandes : l’orientation « Management sociétal » de l’ESC Grenoble comprend des cours tels que « Business Ethics » ou « Management des organisations à but non-lucratif » ; le CERAM Sofia Antipolis - SKEMA - propose un troisième cycle spécialisé en « Management stratégique du développement durable »… et l’on trouve même des équivalents de ces formations dans les universités américaines : le « sustainable development » est à l’honneur dans toutes les grandes facultés américaines.
En définitive, donc, votre scolarité au sein d’une école de commerce est d’abord ce que vous en faites : si vous ne vous intéressez absolument pas aux problématiques humanitaires ou écologiques, il est peu vraisemblable qu’on vous oblige à vous y pencher hors du cadre de quelques cours spécifiques ; mais si, en revanche, elles vous tiennent profondément à cœur, la plupart des écoles vous proposeront des majeures ou des programmes dédiés. De plus, rien ne vous empêchera jamais d’effectuer vos stages au sein de grandes ONG ou d’Organisations Internationales telles que l’UNESCO, le PAM, etc.
Les statistiques 2009 du concours HEC Paris - ESCP Europe en admission sur titre.
Vous trouverez ici les statistiques d’admission au concours 2009 Admission sur titre d’HEC et ESCP Europe.

Mon avis sur l’Essec.

Peut-être avez-vous pu remarquer au cours des divers posts que j’ai effectués sur ce blog ma tendance à adopter un point de vue positif en ce qui concerne l’Essec. “Rien d’étonnant à cela”, pourriez-vous vous dire, puisque je ne me cache pas d’y avoir fait mes études. Mais j’ai toujours préféré une critique constructive à une approbation vide de sens, donc croyez bien que mon passé à Cergy n’a pas influé sur mon jugement : tout au plus m’a-t-il permis de mieux connaître une école dont j’apprécie tout à la fois l’excellence, le côté précurseur, et la fidélité à ses valeurs. Afin de clarifier mon opinion, je vais développer ici ces trois points et, je l’espère, vous permettre de mieux comprendre les raisons qui font mon estime pour l’Essec.
Excellence académique :
Des trois points que j’aimerais développer, c’est celui sur lequel je vais le moins m’étendre. Figurant dans le top 3 des écoles de commerce françaises depuis maintenant de nombreuses décennies, l’Essec est connue en France et à l’étranger pour la qualité de son corps enseignant, la sélectivité de ses examens, la solidité du cursus qu’elle dispense, et de façon plus générale, pour la valeur de son diplôme. Ses élèves se voient inculquer les outils nécessaires à une bonne compréhension du monde de l’entreprise, et l’obligation pour eux de faire au moins 18 mois de stage et de séjourner au moins 6 mois à l’étranger pendant leur cursus assure leur ouverture et leur adaptabilité – des denrées précieuses, dans un monde où métiers et secteurs changent à une vitesse inimaginable ne serait-ce qu’il y a vingt ans.
Cette excellence, notons-le, est renforcée par les politiques de développement poursuivies par l’école (et sur lesquelles je reviendrai par la suite) : outre son campus à Singapour et son partenariat avec Mannheim, elle est notamment connue pour être la seule grande école française à avoir choisi de structurer son programme sous forme de MBA, offrant des cours “à la carte” et la possibilité pour chacun de choisir un cursus qui lui ressemble.
A titre d’illustration, parmi d’autres, de la qualité d’enseignement, je me bornerai à citer un exemple récent : en mai 2009, une équipe de l’Essec MBA a remporté le KPMG International Case Competition 2009 (http://tinyurl.com/kv3739), après avoir vaincu sur le plan national ses compétitrices (issues d’HEC et de l’ESCP), puis remporté la finale internationale l’opposant à neuf équipes issues d’Afrique du Sud, d’Allemagne, d’Espagne, des Etats-Unis, d’Inde, de Norvège, de République Tchèque, du Royaume-Uni, de Russie, et de Suède.
Un positionnement de précurseur :
Que ce soit du fait de sa relative jeunesse par rapport à HEC ou à l’ESCP (créées en 1881 et 1819, contre 1907 pour l’ESSEC) ou de celui de son personnel administratif, l’ESSEC occupe en France une position particulière : celle d’un véritable vecteur d’innovation au sein du monde de l’enseignement supérieur des matières commerciales. Pour ne citer que quelques exemples de son côté pionnier, rappelons que l’Essec est la première grande école française à s’être dotée d’une Junior Entreprise (1967) ; la première école de commerce à avoir mis sur pied le système de l’apprentissage (1993), qui permet notamment aux étudiants qui le désirent de faire financer leurs études par une entreprise pour laquelle ils travaillent en alternance ; la première école non-américaine à avoir reçu le prestigieux label AACSB (1997) ; la première à avoir créé un incubateur d’entreprises (1999) ; et la seule, à ce jour, à avoir structuré son programme sous le format MBA (2000). Vous constaterez que si l’Essec a été pionnière sur chacune de ces plans, elle a depuis été imitée par ses compétiteurs sur chacun d’entre eux, le choix du modèle MBA mis à part.
Qu’est-ce que cela veut dire sur l’Essec ? Qu’au-delà de l’excellence y réside un véritable esprit de progression et de renouvellement, un refus de s’asseoir sur ses lauriers qui en fait à mon sens un acteur unique en son genre. Loin de tenter de conforter sa position de leader en minimisant sa prise de risques, elle n’hésite pas à se lancer dans des projets nouveaux dans la mesure où elle est convaincue de leur intérêt et de leur pertinence, ainsi que de l’impact positif qu’ils auront sur la qualité de vie des étudiants ou sur celle de l’enseignement.
Des valeurs chevillées au corps :
Il n’est pas une seule école de commerce, aujourd’hui, qui ne se revendique pas d’une série de valeurs (parmi lesquelles figurent régulièrement l’éthique, le respect, l’esprit d’entreprise, l’ouverture, l’innovation, etc.). C’est, à mon sens, une évolution positive : cela rappelle que même si elles sont tournées vers la sphère économique, les écoles n’oublient pas l’importance des critères moraux. Cependant, s’il en est une qui, plus que les autres, a su faire sien ce principe, c’est indubitablement l’Essec. Il n’y a rien de surprenant à cela, puisque la morale est au cœur de son héritage : fondée par des jésuites et rapidement passée sous l’autorité de l’institut catholique de Paris, l’Essec (qui s’est depuis laïcisée) porte encore aujourd’hui les traces de son héritage religieux. Cela se traduit par la présence, sur le campus, d’une chapelle multiconfessionnelle (c’est-à-dire, ouverte aux croyants de toutes les religions) ; mais surtout par une importance considérable accordée tout à la fois à la prise en compte des problématiques sociales et à celle du contexte politique.
Concrètement, ces préoccupations se traduisent par des mesures telles que la mise sur pied du système d’apprentissage, déjà évoqué plus haut, qui permet à chacun de s’inscrire à l’Essec sans avoir à s’inquiéter des frais de scolarité (ce qui constitue donc une véritable mesure d’ouverture sociale) ; par la création du programme “Une grande école : pourquoi pas moi ?” en 2002, une structure visant à promouvoir l’égalité des chances en permettant à des élèves de lycée “issus de milieux modestes” de suivre des séances de tutorat dispensées par des élèves de grandes écoles afin de leur donner les moyens de poursuivre des études supérieures ambitieuses (formule reprise par la suite dans pas moins de trente écoles de la Conférence des Grandes Ecoles, http://www.pourquoipasmoi.essec.fr/) ; et même par la création, en 1961, des Mardis de l’Essec – une association emblématique de l’école, qui invite chaque mois une personnalité de renom, (François Mitterrand, Alain Juppé, Salvador Dali, Dominique de Villepin, Laurent Fabius…) dans le cadre d’un débat axé autour d’un fait d’actualité : http://www.mardis-essec.com/ . Ouverte sur le monde qui l’entoure, l’Essec inculque donc à ses étudiants une conscience tout à la fois sociale et citoyenne.
En conclusion de cet article, j’espère avoir réussi à vous transmettre les raisons de mon opinion très positive concernant l’Essec : ne se limitant pas à sa valeur académique, cette école a su, pour moi, aller au-delà de ce qui était attendu d’elle et se donner une véritable identité reposant sur des valeurs fortes et une constante volonté de se renouveler. Ce sont là des choix qui m’inspireraient un respect certain chez quelqu’un que je rencontrerais dans ma vie de tous les jours, et qui m’en inspirent donc tout autant lorsque je les vois portés par une institution d’enseignement supérieur !
Stelios Haji-Ioannou : « EasyEntrepreneuriat ».
Le nom de Stelios Haji-Ioannou vous dit-il quelque chose ? Si non, c’est normal : en France, on ne parle pas tant que ça du créateur d’EasyJet. Mais outre-manche, c’est une véritable célébrité ! Le Serial Entrepreneur qu’est Stelios, comme il aime à se faire appeler, a grandi en Grèce avant de faire ses études supérieures en Angleterre – à la London School of Economics, pour un Bachelor’s, avant de se lancer dans un Master’s in Science à la Cass Business School.
Ses diplômes en poche, Stelios a travaillé pour la compagnie maritime de son père, armateur grec, avant d’obtenir de ce dernier un prêt qu’il utilise pour monter sa propre compagnie dans le même secteur, Stelmar Shippings (revendue à un concurrent en 2005 pour près d’1,3 milliard de dollars, soit environ 923 millions d’euros). En 1995, il crée EasyJet PLC, la compagnie « mère » du transporteur aérien low-cost EasyJet – qui dispose aujourd’hui de 170 avions navigant sur 400 routes entre 103 aéroports et 26 pays, et permettant à approximativement 45 millions de personnes par an de voyager à bas prix. Le chiffre d’affaires d’EasyJet pour 2008 s’élevait à 2.362 milliards de livres.
Fidèle à son principe de « serial entrepreneuriat », Stelios ne s’est pas arrêté à ce résultat : il a entrepris de se baser sur ses succès pour construire un « Empire Easy », comprenant notamment EasyCar (location de voitures), EasyCruise (voyages organisés), EasyBus (transport en bus à bas prix entre les aéroports et les villes voisines), EasyHotels (hotels à bas prix), mais aussi des structures fournissant des services de cybercafé, de livraison de pizzas, de comparaison de prix en ligne, de téléchargement musical en ligne, de téléphonie mobile, et bien d’autres encore. C’est d’ailleurs vraisemblablement ce foisonnement d’activités qui a mené la reine Elizabeth II à le faire chevalier en 2005 (NB : la chevalerie en Grande Bretagne a aujourd’hui des fonctions similaires aux ordres du mérite ou de la légion d’honneur en France : elle n’a plus de vocations militaires ou nobiliaires, mais vise à octroyer une reconnaissance étatique aux actions de certains individus).
Il faut signaler une ombre au tableau : deux controverses juridiques grèvent la carrière de Stelios qui, en ce sens, est loin d’être un exemple. La première a trait au naufrage d’un navire de transport pétrolier en 1991 (l’Amoco Heaven) – qui a donné lieu à un procès contre la compagnie maritime de Stelios et de son père, les deux hommes figurant au banc des accusés. Cependant, Stelios a été acquitté en ce qui concerne les charges qui le touchaient pour le désastre de l’Amoco Heaven, et il ne m’appartient pas de revenir sur l’issue ou le déroulement du procès. L’impartialité oblige de plus à signaler que depuis qu’il a fait fortune, Stelios s’est beaucoup investi dans le domaine caritatif : il a créé la récompense « Stelios award for disabled entrepreneurs » (http://www.lcdisability.org/stelios), qui récompense le travail entrepreneurial fourni par des individus victimes de handicap, payé plus de 200 bourses de scolarité sur 10 ans à des élèves de la LSE, créé une association destiné à préserver l’environnement marin chypriote (www.cymepa.org), et figure au conseil des ambassadeurs du WWF (World Wildlife Fund) en Grande-Bretagne.
HEC élue meilleure école de commerce d’Europe par le Financial Times.

C’est l’un des classements les plus attendus dans le monde des écoles de commerce. Comme chaque année, le Financial Times a listé les 70 meilleures business schools d’Europe. Pas de surprise, bonne surprise : HEC conserve pour la quatrième année consécutive sa couronne.
En deuxième marche du podium, on retrouve la London Business School suivie de la française Insead.
Méthode de classification
Le classement du Financial Times est élaboré à partir des critères suivants :
> la qualité des programmes de masters, des MBA (Masters of Business Administration), des Executive MBA
> le salaire des diplômés
> l’évolution de leur carrière et leur mobilité internationale
> qualité du corps professoral : taux de femmes, d’étrangers, de titulaires d’un doctorat ou d’un Ph. D.
Un classement qui met à l’honneur les institutions de l’Hexagone
Cinq écoles françaises figurent parmi les 12 premières du classement. Au total, 18 écoles françaises figurent dans le classement. Parmi elles :
> HEC : 1ère
> Insead : 3e
> l’EM Lyon : 8e
> l’Essec : 11e
> l’ESCP Europe : 12e
> Grenoble EM : 19e
> l’Edhec : 28e
> Audencia : 42e
> l’ESC Lille : 44e
> l’ESC Toulouse : 46e
> Reims Management School : 47e
> Euromed Marseille Ecole de Management : 49e
> Ceram : 49e ex-aequo
> Rouen Business School : 52e
> Bem Bordeaux Management School : 55e
> ICN Business School : 59e
> l’ESC Tours-Poitiers : 61e
> l’ESC Clermont : 67e.
Les points marquants :
Si la hiérarchie des écoles de commerces européennes est relativement stable cette année encore, on aura toutefois noté quelques changements :
> l’ascension fulgurante de Grenoble Graduate School of Business, l’école internationale de Grenoble Ecole de Management, qui fait un bond de onze places cette année.
> l’EM Lyon a perdu une place tout comme l’Essec, qui passe de la 12e à la 11e place
> l’ESCP Europe a reculé de la 6e à la 12e place
Une concurrence toutefois non négligeable
C’est la Grande-Bretagne qui comptabilise le plus d’établissements classés avec 22 business schools retenues par le Financial Times
Vous noterez enfin la montée en puissance de l’Espagne qui tire également son épingle du jeu avec trois écoles dans le top 10 : l’IE, l’Iese et l’Esade.

Ne négligez jamais votre projet professionnel en entretien.
Une étape clé de notre préparation
Quelle que soit l’école que vous présentez et quel que soit votre niveau, il serait rédhibitoire de laisser entendre au jury que votre candidature n’est pas soutenue par un projet. Ce dernier peut être plus ou moins précis, selon l’âge auquel vous présentez le concours (on attendra toujours moins de certitudes chez un candidat qui vient d’avoir son bac que chez un candidat qui sort d’un Master 2), mais il doit toujours sous-tendre, d’une façon ou d’une autre, votre démarche. Cette sous-partie a pour but de vous aider à le préparer et à l’affiner.
Tout le monde n’a pas de “vocation”
Nous avons tous dans notre entourage des gens qui affirment avoir toujours su ce qu’ils voulaient faire. Ces heureux veinards n’ont vraisemblablement pas grand-chose à apprendre de cette sous-partie, puisqu’il ne leur reste plus qu’à trouver quelles sont les meilleures voies d’accès au métier dont ils rêvent – un savoir qu’internet leur procurera sans difficultés. Si vous en faites partie, réjouissez-vous et n’allez pas plus loin : c’est un plan sur lequel vous avez un avantage réel par rapport aux autres.
Néanmoins, si, comme la plupart d’entre nous, vous n’êtes pas certain à 100% de vos choix de carrière, que vous avez des doutes, ou tout simplement si vous n’avez aucune idée de la direction que vous voulez emprunter, rassurez-vous : vous n’êtes pas seul dans ce cas, et il existe des moyens de pallier ce problème. Il est très normal de ne pas avoir de vocation, et si vous ne vous en connaissez aucune, n’allez surtout pas chercher à vous l’inventer. A défaut d’avoir une vocation, vous avez devant vous un vaste panel de possibilités au sein duquel vous pouvez piocher à votre guise, profitez-en !
Pour choisir le métier que vous désirez exercer, ne réfléchissez pas à ce que vous savez faire, mais plutôt à ce que vous voulez faire. Partez plutôt de vos goûts que de vos compétences : dressez, par exemple, un tableau en deux colonnes dans lesquelles vous indiquerez en les hiérarchisant les éléments que vous aimeriez retrouver dans votre métier et ceux que vous ne voulez à aucun prix rencontrer. Désirez-vous travailler pour vous-même ou au sein d’une hiérarchie ? Voulez-vous travailler dans un bureau ou être en déplacement et/ou au contact de la clientèle ? Désirez-vous vous orienter vers la gestion des fonds ? Celle du personnel ? Souhaitez-vous privilégier l’importance de votre rémunération par rapport à l’intérêt de votre travail ? Vous sentiriez-vous plus à-l’aise dans l’industrie ou dans les services ? Préférez-vous plutôt des horaires convenus et bien arrêtés, ou des “longues heures” pouvant déborder sur vos weekends? Ce sont autant de questions auxquelles ce petit exercice vous permettra de répondre : une fois que vous aurez hiérarchisé vos priorités, il “ne vous restera plus” qu’à trouver un poste qui leur corresponde.
Toutes les dates des épreuves écrites et orales des concours à Bac+3 et plus.
| Concours | Epreuves écrites | Epreuves orales | Liens concours/th> |
|---|---|---|---|
| HEC / ESCP Europe AST2 | 7 et 8 avril 2010 | 2 au 11 juillet 2010 | HEC / ESCP-Europe AST2 |
| ESSEC AST2 | 1er février 2010 (limite remise dossiers Session 1) | 31 mars au 2 avril 2010 | ESSEC AST2 |
| EM Lyon AST2 | 15 avril 2010 | 3 au 17 juin 2010 | EM Lyon AST2 | EDHEC AST2 | 12 avril et 13 avril 2010 | 17 juin au 10 juillet 2010 | EDHEC AST2 |
| AUDENCIA Nantes AST2 | 11 mai 2010 | 2 au 4 juin 2010 | AUDENCIA Nantes AST2 |
| ESC Toulouse AST2 | 6 mai 2010 | 21 au 26 juin 2010 | ESC Toulouse AST2 |
| SKEMA 2 | 10 avril 2010 | 1er au 15 juin 2010 | SKEMA 2 |
| Passerelle 2 | 14 avril 2010 | 21 mai au 14 juin 2010 | Passerelle 2 |
| Tremplin 2 | 24 avril 2010 | 31 mai au 19 juin 2010 | Tremplin 2 |
L’EDHEC modifie (encore) ses épreuves écrites du concours AST 2.
En 2009, l’EDHEC abandonnait commune l’épreuve de dissertation pour la remplacer par une épreuve d’option à l’image du concours admission sur titre d’HEC - ESCP Europe. Les élèves avaient ainsi le choix entre une épreuve d’économie, de mathématiques, de droit et de culture générale.
En 2010, le concours EDHEC fait peau neuve puisque l’épreuve d’option est abandonnée et les candidats seront déclarés admissibles sur la base de deux éléments :
1. La qualité de leur dossier de candidature (COEFFICIENT 15)
La notation du dossier sera réalisée sur la base de 3 critères :
- l’excellence académique du candidat attestée par son parcours universitaire antérieur et la lettre de référence académique (50%)
- l’expérience professionnelle du candidat attestée par ses expériences de stages et la lettre de référence professionnelle (25%)
- le niveau de langue anglaise attestée par le score TOEFL, TOEIC, ou IELTS (25%)
2. Leur score aux tests écrits de logique verbale et mathématiques (COEFFICIENT 15 - 4 HEURES)
Ces tests seront largement inspirés du Tage Mage mais incluront de nouveaux types de tests que nous connaissons bien à AURLOM puisque nous enseignons déjà les tests psychotechniques pour l’admission à l’ESSEC, tests réputés pour être les plus complets et surtout les plus difficiles.
Les oraux, eux, sont toujours composés d’un entretien de personnalité (COEFFICIENT 20) et d’un oral d’anglais (COEFFICIENT 10… Et oui ! L’anglais devient la pierre angulaire du recrutement à l’EDHEC puisque dorénavant, la seconde partie du cursus à l’EDHEC sera enseignée 100% en anglais !)



