Audencia déclare la guerre à la contrefaçon.

850 pièces automobiles : ailes, capots et phares, broyées sous un rouleau-compresseur… non vous n’êtes pas à la casse mais sur le parking de l’école de commerce Audencia de Nantes !
Une casse symbolique destinée à alerter l’opinion sur le fléau de la contrefaçon. Le stock broyé provenait de saisies réalisées l’une dans les Hauts-de-Seine en 2001, l’autre en 2005 dans le Nord. Des saisies qui s’étaient soldées par la condamnation des deux grossistes ayant importé ces copies illégales, provenant d’Espagne, de Taïwan, de Chine et d’Italie.
« Nous voulons alerter l’opinion. On parle beaucoup de la contrefaçon des produits de luxe. On oublie celle des produits industriels, qui a des conséquences graves. D’abord pour le consommateur car ces produits sont potentiellement dangereux, et c’est aussi très pénalisant pour notre tissu industriel régional », explique Nicolas Minvielle, professeur à l’école de commerce Audencia.
Petite histoire de la contrefaçon…
> Une contrefaçon est une reproduction frauduleuse d’une œuvre ou d’une monnaie. A l’origine on produisait de la fausse monnaie comme tactique de guerre : on introduisait le marché de l’ennemi avec de faux billets de banque, afin d’affaiblir son économie.
> Longtemps cantonnée aux seuls produits de luxe, la contrefaçon n’épargne désormais aucun secteur économique : produits numériques, médicaments, cigarettes etc. En cause : la mondialisation croissante facilitant les échanges entre les pays émergents et les pays occidentaux.
> C’est la Chine qui reste le principal pourvoyeur de biens contrefaits. En juillet 2009, le premier accord de coopération spécifiquement dédié à la lutte anti-contrefaçon consenti par la Chine avec un pays étranger a été signé par la France.
> Notez enfin qu’en droit français, la contrefaçon concerne deux domaines différents : le droit commercial et la propriété intellectuelle.
> Et pour ceux qui considèrent la contrefaçon comme un art, je vous invite à aller faire un tour au Musée de la contrefaçon, Paris 16 e : http://www.pariserve.tm.fr/culture/musee/contrefacon.htm

