Avez-vous un plan B ?
Il n’est jamais trop tôt pour se préparer aux questions susceptibles de vous être posées aux entretiens de motivation des concours des Ecoles de commerce. Les épreuves d’entretien sont réputées pour être très sélectives et sont clairement là pour faire le tri entre les bons et les… très bons candidats i.e. ceux qui ont très tôt pris le recul nécessaire pour se pencher avec maturité sur leur projet de vie à très court terme (c’est ici l’objet de notre question), à court terme (2 - 5 ans), à moyen terme (5 - 10 ans) mais encore à long terme (10 - 15 ans).
Je vous propose donc de découvrir ici une question-clé rédigée par un membre de jury aux concours, intervenant à la Prépa Aurlom.
Il faut savoir que cette question est très souvent (pour ne pas dire tout le temps) posée aux candidats des concours des Ecoles de commerce accessibles après le baccalauréat (Concours Sésame, Accès, Atout+3, Team, Pass, Prism, Ecristart, EDC, ESG etc.) comme aux candidats des Ecoles accessibles accessibles à un niveau Bac+2, Bac+3 et plus : Essec, HEC, Edhec, EM Lyon, ESCP Europe, Audencia, ESC Toulouse, ESC Grenoble, ESC Lille etc.
Avez-vous un plan B ?
Comme vous le savez sans doute, le « plan B » trouve son origine dans le monde militaire et évoque la ou les solutions de repli appelées à être mises en œuvre en cas d’échec du plan prévu à l’origine. Ce qui est en question ici, c’est le fait de savoir si vous avez prévu l’échec, donc la non intégration dans l’école dans laquelle vous postulez et si vous avez anticipé en ayant conçu une solution de repli ou de secours.La réponse à ce type de question (de laquelle on peut rapprocher une question du type : et si vous n’êtes pas admis dans note école, que faites-vous ?) est complexe.
Par construction, l’école devant le jury de laquelle vous passez est, au moment où vous passez, la plus importante pour vous, la priorité numéro un. Sans ambiguïté.
Pour autant, il est tout aussi évident, et votre jury le sait bien, que vous n’avez pas mis tous vos oeufs dans le même panier et que vous avez assuré vos arrières. D’ailleurs, les postes de dirigeants auxquels vous aspirez se caractérisent notamment par la capacité de leurs titulaires à anticiper, à prévoir que les conséquences de leurs décisions pourraient ne pas tout à fait être celle prévues et donc à imaginer différents scenarii de substitution.
La réponse consistera donc en la somme de ces deux éléments.
Dans un premier temps, vous réaffirmez fermement l’intérêt que représente pour vous l’école dans laquelle vous aspirez à rentrer, en explicitant et justifiant le fait qu’elle est tout à fait prioritaire pour vous. Puis vous admettez, plus brièvement, l’existence de solutions de repli, en arguant du fait qu’un futur dirigeant doit savoir anticiper, donc prévoir, notamment le pire. Et vous concluez en formulant le vœu selon lequel vous ne préférez pas envisager le pire pour l’instant et que l’entretien vous donnera l’occasion de convaincre vos interlocuteurs de la force de votre motivation.

