HEC lance son clip électro : ça décoiffe !

HEC tente de redorer son image en lançant une campagne publicitaire… psychédélique. Le résultat laisse sceptique… Décryptage.
Pourquoi ce clip ?
> Parce que s’il est vrai qu’HEC figure le plus souvent à la première place des palmarès des meilleures Ecoles de commerce françaises et européennes, son image a pris un sacré coup, entre la crise économique mettant à mal les fondements du système capitaliste et surtout la sortie du livre expiatoire d’une ancienne élève repentie « J’ai fait HEC et je m’en excuse ».
> Parce qu’HEC souffre d’un manque de notoriété à l’échelle internationale et cherche donc à y remédier. La pub doit être diffusée sur le Web et sur différentes chaînes de télévision telles que CNN, BBC et Euronews. Trois marchés sont particulièrement ciblés : les Etats-Unis, la Chine et l’Inde.
Synopsis
La publicité, qui se présente sous la forme d’une animation au rythme électronique, retrace le parcours d’un étudiant qui vient d’être diplômé d’HEC. En sortant, il refuse une série d’opportunités de travail, lui promettant argent, pouvoir, gloire et se lance dans sa propre affaire.
Le message qu’a voulu faire passer HEC :
> Non, un jeune diplômé d’HEC n’intègre pas forcément une banque ou une grande entreprise : c’est un pionnier, qui aime prendre des risques, qui enfonce des portes etc…Remarquez que l’étudiant d’HEC ne recule devant rien : il peut faire des affaires à bord d’une navette spatiale avec des extraterrestres…
> Il s’agissait de « projeter les futurs candidats à HEC Paris dans un avenir où tout est possible, même les rêves les plus fous», en soulignant qu’«il n’y a aucune gêne à afficher de l’ambition» et que «faire de l’argent n’est pas tabou», comme l’explique la direction de HEC Paris à Eco89.
Pourquoi le clip a fait un flop ?
A en croire les commentaires acides qui foisonnent sur la toile, la campagne publicitaire n’est pas au goût du public français. Le problème : le second degré du clip n’est pas évident pour tous. Les détracteurs de la pub y perçoivent pour la plupart :
> Une logique individualiste confortable.
> Un côté bling bling à la Sarkozy (les murs de dollars, la fumée des usines qui se transforme en fumée de cigare..). On dénonce un côté too much, de l’arrogance de la prétention…
> Une série de clichés sur les étudiants des grandes écoles, à savoir, le jeune diplômé qui a les chevilles qui enflent et qui ne pense qu’à une seule chose : faire de l’argent.
J’ai personnellement aimé :
> Le côté décalé, osé : le clip rompt clairement avec les codes habituels de communication des écoles et illustre bien la devise d’HEC : ”Apprendre à oser” .
> Les clins d’oeil amusants : celui à Titanic vers 1 minute 24 et le vaisseau en forme de chaussure en lequel on peut voir une référence à la marque de chaussures Veja (chaussures du commerce équitable branchées), créée par deux étudiants d’HEC.
> L’invitation à la prise de risques. Il faut savoir que les diplômés prenant le risque de créer leur entreprise à la sortie d’une école de commerce sont rares…Ils intègrent généralement de très bons postes dans des entreprises renommées.
En bref, on aime ou on aime pas…Mais une chose est sûre : HEC aura au moins prouvé qu’en matière de communication, elle applique son slogan : « Apprendre à oser ».


[...] source : franckattelan.com [...]