L’admission en Master à Sciences-Po Paris
A mi-chemin entre l’université et la grande école, l’Institut d’Etudes Politiques de Paris forme chaque année depuis 1872 nombre de futurs décideurs, qui marquent la sphère publique comme la sphère privée. Depuis plus de 130 ans, cette institution a occupé une place de choix au sein du système universitaire français, en mettant toujours l’accent sur la nécessité d’innover et d’évoluer au même rythme que le monde qui l’entoure. C’est ainsi qu’elle a su, dès son origine, être une des premières formations supérieures françaises à créer des liens vivaces avec des universités étrangères - une tendance qui l’a menée à compter, aujourd’hui, près d’un tiers d’internationaux parmi ses étudiants. Cette ouverture va de pair avec une ouverture sociale, puisque la première initiative de discrimination positive en France a été lancée par Sciences-Po en 2001 au travers des CEP (Conventions d’Education Prioritaires).
Le cursus de Sciences-Po se décompose en cinq ans : deux années d’études « généralistes », immédiatement consécutives au baccalauréat, suivies d’un an d’échange à l’étranger, puis de deux années de master, qui permettent aux étudiants de se spécialiser. C’est à ces deux dernières années que le concours d’admission à BAC+3 permet d’accéder : ouvert aux étudiants ayant déjà un diplôme au minimum équivalent à une Licence, ou destinés à l’obtenir dans l’année, il est connu pour ne favoriser aucun type de profil particulier et pour être plus accessible que la moyenne des concours de « grandes écoles ».
Cette image est liée au fait que l’admission en master à Sciences-Po Paris est conditionnée par un examen, et non à un concours - un choix sémantique effectué afin de ne pas trancher avec le statut partiellement universitaire de l’Institut d’Etudes Politiques. S’il reflète une part de vérité, il ne faut cependant pas s’y tromper : si la sélectivité est moindre, elle n’en reste pas moins très élevée. En 2008, seuls 9,3% des candidats à l’admission en master y ont effectivement été reçus - soit moins d’un élève sur dix. L’accessibilité de l’examen est donc toute relative : si elle est supérieure, par exemple, à celle des concours de l’ENS (plus proche de 5%), elle n’en demeure pas moins assez faible.

