Mythes et réalités : « Les écoles de commerce ne favorisent pas la diversité ».
3 juin 2010 – 14 h 21 min | No Comment

FAUX.

On a souvent tendance à croire que les écoles de commerce recherchent des étudiants tous issus d’un même moule, et ce, alors même que chacun se fait une idée très différente de ce à quoi …

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Mon avis sur les cramming schools.

Submitted by franckattelan on 28 décembre 2009 – 1 h 03 minNo Comment

cram600

On compare souvent (à tort) les institutions d’enseignement parascolaire françaises aux « cramming schools » du Japon, de Corée, ou même des Etats-Unis et d’Angleterre. C’est compréhensible, car il s’agit d’entités qui marquent les esprits : peu présentes en occident, ces écoles qui tirent leur nom du verbe argotique anglais « to cram » (travailler dur, bûcher) sont en revanche très répandues en Asie. Des jukus japonaises aux hagwons coréennes, en passant par leurs équivalents chinois, taïwanais, indiens, et j’en passe, toutes insistent sur deux aspects fondamentaux qui font leur spécificité : l’intensité et la densité, c’est-à-dire, des sessions souvent longues mais très chargées en termes de programmes. Les lycéens coréens qui prennent des cours dans des hagwon y vont tous les soirs après leur journée à l’école, pour des durées qui peuvent aller jusqu’à quatre heures. Des sessions intensives sont régulièrement prévues le weekend et dépassent fréquemment les dix heures dans la journée.

Dès lors, j’ai du mal à accepter la comparaison entre ce modèle et celui, plus humain, que proposent des prépas comme Aurlom. Là où les cram schools sont nécessaires à des élèves évoluant dans un environnement ultra-compétitif où l’apprentissage par cœur tient une place bien plus considérable qu’en France et où la compétition pour accéder à l’université est des plus redoutables, elles souffrent de lourds défauts que n’ont pas (et heureusement) leurs équivalents français :

Axées sur la mémorisation, elles ne travaillent aucunement sur l’esprit critique de leurs étudiants, incitant à l’apprentissage et à la récitation sans prise de recul par rapport à la matière.

Du fait du poids des emplois du temps, elles représentent un facteur considérable d’épuisement pour des élèves qui, entre les formations « parascolaires » et l’école proprement dite, n’ont plus vraiment de temps à consacrer à des activités sortant du cadre de leurs études.

Il s’agit donc d’un système dont je reconnais l’utilité, mais que je désapprouve fortement : à mon sens, lorsque de telles structures deviennent nécessaires, il est du devoir des Etats de savoir proposer un système scolaire plus adapté aux étudiants de façon à améliorer les conditions d’apprentissage et à diminuer le taux de dépression parmi les élèves de lycée.

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